« Devenir chrétien, c’est abandonner complètement et totalement nos désirs et nos propres objectifs en faveur d’un dessein supérieur : servir la gloire de Dieu. C’est mourir à soi-même et revêtir Christ. C’est à cela que nous nous engageons. »
(Francis Chan, Lettres à l’Eglise, page no 133)
Évangile de Marc 8 ; 34-37
34 Puis il (Jésus) appela la foule avec ses disciples et leur dit : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive.
35 Quiconque en effet voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.
36 Et que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ?
37 Que donnerait un homme en échange de son âme ?

« Si nous exigeons comme un droit toutes les promesses de la Bible, et si nous croyons que Dieu ne peut rien faire d'autre qu'obéir à nos exigences et nous bénir, cela signifie que c'est nous qui sommes devenus les maîtres de notre destinée. C'est nous qui décidons ce qui est bon pour nous, et ce que nous devons obtenir de Dieu. C'est nous qui prenons toutes les décisions concernant notre carrière, notre mariage, notre famille, nos finances, notre église, nos amis, tout ! C'est donc comme si nous étions devenus des dieux, et que le Dieu Tout-Puissant n'était plus qu'un simple serviteur. Les rôles sont renversés, et Dieu n'a plus rien à voir dans notre vie, si ce n'est manifester les promesses de l'Ecriture ! »
Tricia Tillin
Un jour, quelqu'un posa la question suivante à Michael Faraday, physicien et chimiste britannique (1791-1867), connu pour ses travaux fondamentaux dans le domaine de l'électromagnétisme et l'électrochimie :

"- Avez-vous déjà réfléchi à ce que sera votre emploi dans l'autre monde ?
Faraday hésita un instant puis répondit :
- Je serai avec Christ, et cela est suffisant."
Un professeur, qui voulait enseigner à ses étudiants la valeur inestimable du pardon, demanda à chacun d’entre eux d’apporter le lendemain un sac de pommes de terre.
Ils devaient ensuite choisir une pomme de terre pour chaque personne à qui ils refusaient de pardonner et inscrire dessus le nom de celle-ci et la date. Puis ils devaient porter chaque jour pendant un mois, où qu’ils aillent, ce sac avec eux.
Les étudiants se rendirent vite compte du poids de leur fardeau, et de l’énergie qu’ils gaspillaient en se concentrant sur une telle tâche. Ils comprirent aussi qu’ils devaient toujours veiller sur leur sac, de peur de l’oublier au mauvais endroit !
Les pommes de terre finirent par pourrir et à sentir mauvais, et ils comprirent que la seule chose intelligente à faire, était de s’en débarrasser au plus vite !
Pardonner n'est pas toujours une chose facile, c'est vrai... mais le non-pardon nous emprisonne et fini par nous pourrir la vie !
Bien à vous !
Georges Musy
Dans notre société, il n’est pas toujours facile de reconnaître ses limites et ses faiblesses, y compris dans le « sacro-saint » domaine des Ressources Humaines (RH).
Reconnaître ses limites et ses faiblesses passe avant tout par l’humilité vis-à-vis de soi-même, puis devant les autres. Il faut du courage, du cran à un homme pour faire preuve d’humilité.
«On peut déléguer beaucoup de choses, mais pas la responsabilité personnelle» : Gottfried Locher, théologien et président de la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS), a livré sa réflexion sur le management lors du premier Forum des Décideurs chrétiens à Berne, en mars dernier.
« Un bon chef sait qu’il est parfois un mauvais chef », analyse le théologien, en se basant sur ce texte de l’apôtre Paul : « Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. » (Épître aux Romains 7 ; 15)
C’est en reconnaissant ses limites et ses propres erreurs que le manager, l’entrepreneur et finalement tout croyant « fait un pas significatif vers la cohérence personnelle » ajoute Gottfried Locher qui exhorte les décideurs à adopter l’humilité comme un état d’esprit, un style de vie : « Elle est cette vertu qui m’amène à prendre conscience que, contrairement à Dieu, je ne suis pas tout puissant. L’humilité relativise mon action et influence positivement sur mon propre fonctionnement. »
Il faut du courage pour miser sur l’humilité, mais comme le dit le diction allemand « Mut tut gut », le courage fait du bien. Et en même temps, le Royaume de l’humilité donne du courage à ceux dont les chefs ont la responsabilité.
Le théologien poursuit en déclarant ceci : les valeurs sont à la mode. Tout le monde les brandit ou s’en réclame : les entreprises, les patrons, etc. Mais « une valeur demeure impersonnelle. Elle existe sans moi, elle est universelle. Du coup, elle ne me concerne pas directement », développe Gottfried Locher. « A l’inverse, la vertu m’implique. Elle est le reflet de mes choix et de mes actions. » Concrètement, la vertu conduira un chef à adopter une attitude humble plutôt que fière : elle amènera aussi à la reconnaissance de ses propres erreurs plutôt qu’à l’arrogance.
Je ne peux qu’approuver les propos susmentionnés car je suis passé par les différents tamis de l’humilité. Désormais je connais mes limites et mes faiblesses. Toutefois, je connais également mes forces et je peux les développer à travers la vertu car elle m'implique dans mes choix et mes actions.
Bien à vous !
Georges Musy
« La route des hommes droits, c’est de s’écarter du mal ; qui veille sur sa voie, garde son âme. L’orgueil précède le désastre, et un esprit arrogant précède la chute. Mieux vaut s’abaisser avec les humbles que de partager le butin avec les orgueilleux. » (Proverbes 16 ; 17-19)