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19 septembre 2026 6 19 /09 /septembre /2026 09:34
Le silence pastoral : Quand la prophétie n'est plus enseignée - Joe Hawkins

Dans de nombreuses églises, un étrange silence plane sur les chaires. Ce n’est pas un silence découlant de la crainte de Dieu ou du recueillement, mais de la volonté d’éluder certains sujets. De grands pans de l’Écriture, en particulier ceux qui ont trait à l’avenir, sont discrètement laissés de côté, rarement expliqués et presque jamais systématiquement enseignés. Des sujets comme l’enlèvement, la grande tribulation, l’Antichrist, le futur royaume messianique et le retour de Jésus ont petit à petit disparu des prédications dominicales.

Pour des générations entières de croyants, ce silence aurait été inconcevable. Les pasteurs du passé prêchaient régulièrement sur les livres prophétiques comme Daniel, Ézéchiel, Zacharie et Apocalypse. Des séries de prédications étaient consacrées aux signes des temps et aux promesses du retour de Jésus. L’attente du retour de Jésus n’était pas considérée comme un sujet annexe, mais comme le centre de l’espérance chrétienne.

De nos jours, un grand nombre de pasteurs évitent complétement la prophétie.

Dans certaines églises, on saute tout simplement les passages prophétiques quand il y a une série de prédications systématiques sur un livre entier de la Bible. Dans certaines autres, on reconnaît que ces thèmes existent, mais on considère qu’ils sont trop controversés ou trop compliqués pour en parler publiquement. D’autres encore écartent la prophétie en disant que c’est de la théologie spéculative qui détourne les fidèles des aspects « pratiques » de la vie chrétienne.

Le résultat est que de nombreux croyants actuels fréquentent l’église depuis des années sans jamais avoir entendu un seul prêche sur les passages prophétiques de la Bible. Cette mise de côté est inquiétante, car la prophétie n’est pas un thème secondaire dans la Bible. Les spécialistes bibliques indiquent qu’environ un tiers la Bible est constitué de prophéties. Dieu révèle ses plans pour l’avenir de la Genèse à l’Apocalypse. L’histoire biblique avance vers une apothéose dramatique, le retour de Christ pour juger le mal et ériger son royaume.

Mais dans de nombreuses églises, cette partie considérable de la Parole de Dieu est rarement étudiée.

Le mutisme qui entoure la prophétie soulève une question brûlante : pourquoi de nombreux pasteurs n’en parlent-ils plus ?

La réponse nous révèlera plusieurs aspects de l’état de l’Église et aussi du climat spirituel des derniers jours.

Le silence pastoral : Quand la prophétie n'est plus enseignée - Joe Hawkins

Pourquoi de nombreux pasteurs évitent-ils les prophéties ?

Pourquoi les pasteurs évitent-ils de prêcher sur la prophétie alors qu’un tiers de la Bible en est constituée ? Les raisons varient d’une église à l’autre, mais on distingue divers facteurs communs.

L’un des plus importants est la peur de la controverse. Des croyants honnêtes et sincères défendent des interprétations divergentes des prophéties, et ce désaccord est difficile à gérer. Les discussions sur le moment de l’enlèvement, la nature du royaume messianique ou l’identité des personnages prophétiques comme l’Antichrist peuvent vite se muer en débats houleux. À une époque où de nombreuses églises essaient de préserver leur unité et d’éviter les conflits, certains pasteurs parviennent à la conclusion qu’il vaut mieux éviter complètement ces sujets.

Au lieu de risquer de provoquer une scission dans leur église, ils décident de se concentrer sur des thèmes qui, selon eux, sont moins controversés.

Un autre facteur est la complexité de la prophétie. Les livres comme Daniel, Ézéchiel et l’Apocalypse contiennent des images symboliques, des mots apocalyptiques, des durées prophétiques qui peuvent se révéler intimidants pour les pasteurs comme pour les églises. Certains ne se sentent pas suffisamment armés pour expliquer ces passages de manière convaincante, en particulier quand ils n’ont pas eu de formation particulière sur l’interprétation des prophéties. En conséquence, ils se concentrent sur les passages qui leur semblent plus simples et plus faciles à mettre en pratique.

En outre, il y a l’influence de la philosophie de la croissance de l’église. Dans de nombreux milieux, les pasteurs sont encouragés à se concentrer sur les messages pratiques qui concernent la vie de tous les jours. Les prédications sur les relations, les finances, la santé émotionnelle et l’épanouissement personnel sont considérées comme plus accessibles pour les auditeurs modernes.

À l’inverse, la prophétie est souvent perçue comme abstraite ou spéculatrice, comme quelque chose qui peut intéresser les théologiens, mais pas les gens qui assistent simplement au culte. Quand les pasteurs adoptent ce point de vue, la doctrine prophétique disparaît petit à petit de l’agenda des églises.

Mais la pression culturelle joue également un rôle. Dans une société de plus en plus sceptique et séculaire, certains pasteurs craignent que les prédications sur la fin des temps donnent au christianisme la réputation d’être extrémiste ou sensationnaliste. Les discussions sur le jugement de Dieu, l’ébranlement du monde et l’apparition de l’Antichrist ne sont pas compatibles avec une culture qui privilégie l’optimisme et la stabilité. Certains pasteurs choisissent de ne pas aborder ces thèmes pour ne pas paraître alarmants ou irréalistes.

Avec le temps, tous ces facteurs constituent un environnement dans lequel la prophétie est discrètement et silencieusement écartée. Elle n’est pas forcément rejetée officiellement, mais tout simplement passée sous silence. Des livres entiers de l’Écriture ne sont plus ouverts, et plusieurs sujets bibliques restent inexplorés.

Mais quand les pasteurs cessent de prêcher la prophétie, quelque chose d’important disparaît. L’Église perd plus que seulement des informations sur l’avenir : elle perd une perspective vitale sur son présent. Et cette perte entraîne des conséquences sérieuses pour la santé spirituelle de l’Église.

Le silence pastoral : Quand la prophétie n'est plus enseignée - Joe Hawkins
Le silence pastoral : Quand la prophétie n'est plus enseignée - Joe Hawkins

Que se passe-t-il quand la prophétie disparaît ?

Quand la prophétie disparaît de la chaire, les conséquences sont bien plus importantes que la simple privation d’un thème théologique intéressant. La prophétie biblique influence la vision des croyants sur l’histoire, la culture et l’avenir. Sans elle, l’Église perd peu à peu la conscience de l’urgence spirituelle dans laquelle elle se trouve.

L’une des premières victimes est l’attente du retour de Jésus.

Dans l’Église primitive, la promesse que Jésus pouvait revenir à tout moment n’était pas un concept théologique lointain. C’était une espérance vivante qui influençait la vie quotidienne. Les apôtres appelaient souvent les croyants à être sobres et prêts.

Paul écrit aux Thessaloniciens : « En effet, le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel et ceux qui sont morts en Christ ressusciteront d’abord » (1 Th 4.16).

Tite décrit la vie chrétienne comme une attente : « en attendant notre bienheureuse espérance, la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ » (Tit 2.13).

Quand la prophétie est régulièrement enseignée, les croyants se souviennent que le monde va vers une fin définie par Dieu. Christ reviendra. Le mal sera jugé. Le royaume de Dieu sera érigé sur la terre. Mais quand la prophétie disparaît des prédications, l’Église cesse lentement de se tourner vers l’avenir. Le christianisme commence à se concentrer uniquement sur la vie présente au lieu de celle qui aura lieu dans le futur royaume messianique.

Une autre conséquence est la perte de la distinction spirituelle. La prophétie offre un cadre pour comprendre les évolutions spirituelles et géopolitiques du monde. Elle rappelle aux chrétiens que la séduction, les troubles mondiaux et la dépravation morale ne sont pas des évolutions fortuites, mais des réalités que la Parole a annoncé par avance et contre lesquelles elle met en garde.

Jésus lui-même a dit à ses disciples : « Prenez garde que personne ne vous séduise » (Mt 24.4).

Sans la doctrine prophétique, les croyants peuvent rencontrer des difficultés à interpréter les signes des temps. Les tendances culturelles, les changements théologiques et les évènements géopolitiques peuvent nous dérouter ou nous paraître écrasants. Il manque alors la perspective donnée par les prophéties, qui permet au croyant de remettre ces évolutions dans le cadre de ce qu’annonce la Bible.

L’église perd aussi sa motivation à mener une vie sainte. Dans tout le Nouveau Testament, l’attente du retour de Jésus a un lien direct avec la sanctification personnelle des croyants.

L’apôtre Jean écrivit : « Toute personne qui possède cette espérance en lui se purifie comme lui-même est pur » (1 Jean 3.3).

La prophétie n’a jamais été conçue comme une simple spéculation sur l’avenir. Elle devait au contraire faire naître en nous la vigilance, la fidélité et l’attente patiente.

Si l’Église oublie que Jésus peut revenir à tout moment, alors elle se complaît souvent dans la satisfaction spirituelle personnelle. L’urgence à vivre dans la perspective de l’éternité disparaît. De cette manière, le mutisme qui entoure la prophétie ne conduit pas seulement à une lacune dans la doctrine biblique : il change imperceptiblement la manière dont l’Église voit les choses. Et cela pourrait être l’un des indices les plus concluant sur l’état spirituel de notre époque.

Le silence pastoral : Quand la prophétie n'est plus enseignée - Joe Hawkins

La prophétie ne devrait jamais être optionnelle

L’une des grandes erreurs de l’Église moderne est de croire que la prophétie biblique est optionnelle. Certains la considèrent comme une doctrine secondaire, éventuellement intéressante, mais non primordiale pour l’enseignement chrétien moderne. D’autres la voient comme un thème réservé aux initiés, aux théologiens ou aux conférences sur la prophétie.

Mais la Bible nous donne une tout autre image.

Du premier chapitre de la Genèse aux dernières pages de l’Apocalypse, la Bible montre qu’elle est un récit prophétique. Dieu ne donne pas seulement des informations sur le passé et des consignes pour l’époque actuelle. Il révèle également ce qui va se produire à l’avenir.

Le Seigneur annonce par la bouche du prophète Ésaïe :

« Je révèle dès le début ce qui doit arriver, et longtemps à l’avance ce qui n’est pas encore mis en œuvre. Je dis :

‹ Mon projet se réalisera et je mettrai en œuvre tout ce que je désire › » (Es 46.10).

Dieu ne se contente pas de réagir aux évolutions de l’histoire, il dirige cette dernière. Le Seigneur a déjà annoncé comment les choses allaient se dérouler bien avant que les royaumes prennent de l’importance ou disparaissent, avant que les empires mondiaux apparaissent sur la scène de l’histoire et avant que les derniers chapitres de l’histoire de l’humanité ne se produisent.

C’est l’une des caractéristiques particulières de la Bible. Aucun autre texte religieux ne contient une telle quantité de prophéties détaillées annonçant l’avenir. Dieu montre dans toute l’Écriture de manière répétée son autorité en annonçant les évènements futurs bien avant qu’ils ne se produisent. Les évènements se sont exactement déroulés comme Dieu les avait prévus et cela a confirmé sa Parole. La première venue de Jésus nous en offre un exemple parfait. Bien des siècles avant la naissance du Messie, les prophètes ont annoncé les circonstances de sa venue. Michée prédit qu’il naîtrait à Bethléhem (Mi 5.2). Ésaïe décrivit le serviteur souffrant qui allait porter les péchés de beaucoup d’hommes (Es 53). Zacharie prophétisa que le Messie entrerait à Jérusalem sur un ânon (Za 9.9) et qu’il serait trahi pour trente pièces d’argent (Za 11.12-13).

Ce n’étaient pas des prédictions vagues. C’étaient des déclarations précises qui se sont exactement réalisées comme Dieu l’avait annoncé.

Le silence pastoral : Quand la prophétie n'est plus enseignée - Joe Hawkins

Lors de la vie, la mort et la résurrection de Jésus se sont accomplies des douzaines de prophéties écrites des centaines d’années auparavant. Du lieu de sa naissance à sa crucifixion, les évènements des Évangiles se sont produits en adéquation avec les écrits prophétiques. Cet exemple nous montre un principe important : si les prophéties sur la première venue de Jésus se sont accomplies en détail, alors on peut tout à fait s’attendre à ce que les prophéties concernant sa seconde venue s’accomplissent tout aussi littéralement.

Mais c’est là que beaucoup d’églises hésitent.

Alors que la première venue de Jésus est célébrée et qu’on prêche régulièrement à ce sujet, les promesses prophétiques concernant sa seconde venue sont souvent négligées. Les mêmes Écritures qui ont prédit sa naissance, sa mort et sa résurrection parlent aussi de manière détaillée de son retour, de la période de la grande tribulation, de la prise du pouvoir de l’Antichrist, du jugement des nations et de la mise en place du royaume de Dieu.

Si l’on considère que ces paragraphes sont optionnels, alors cela signifie que l’on met de côté une portion importante de la Parole de Dieu.

Ce qui est encore plus remarquable, c’est que Jésus lui-même parle souvent de l’avenir. De longs passages des Évangiles sont consacrés à la doctrine prophétique. Dans le discours sur le mont des Oliviers rapporté en Matthieu 24-25, Marc 13 et Luc 21, Jésus décrit les circonstances des derniers jours. Il met en garde contre les séductions, les guerres, les tremblements de terre, les persécutions et les ébranlements de la société. Il parle de la grande tribulation à venir et de son retour visible dans la gloire et la puissance sur la terre. Ce n’étaient pas des remarques sans importance ou faites au hasard. C’étaient des points centraux de son enseignement.

En réalité, la prophétie de Jésus avait un lien direct avec l’empressement spirituel de ses disciples. Il a régulièrement averti les croyants de rester vigilants et d’être prêts. « Restez donc vigilants, puisque vous ignorez à quel moment votre Seigneur viendra » (Mt 24.42).

Les apôtres reprirent ce thème vital dans leurs enseignements. Paul décrit les croyants comme étant ceux qui « attend[e]nt notre bienheureuse espérance, la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ » (Tit 2.13). Pierre mit en garde les croyants et les invita à vivre de manière sainte dans la crainte de Dieu en attendant « la venue du jour de Dieu » (2 P 3.12).

Le dernier livre de la Bible commence même par une promesse remarquable sur la prophétie elle-même : « Heureux celui qui lit et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui s’y trouve écrit, car le moment est proche » (Ap 1.3).

Nous constatons à la lecture de ce verset que la bénédiction n’est pas réservée aux érudits et aux théologiens. Elle est valable pour tous ceux qui lisent, entendent et prennent la Parole au sérieux. En d’autres termes : Dieu n’a jamais eu l’intention de reléguer la prophétie dans les cartons de la vie de l’Église. Elle doit être annoncée, comprise et adoptée par les croyants.

Quand les pasteurs évitent de prêcher sur les passages prophétiques, ils font plus que sauter des versets difficiles. Ils laissent de côté une partie très importante du récit biblique. La magnifique histoire du salut avance vers une apothéose dramatique future, le retour de Christ pour juger le mal et fonder son royaume. Sans la prophétie, cette histoire demeure incomplète.

Le silence pastoral : Quand la prophétie n'est plus enseignée - Joe Hawkins

Sans elle, l’Église se contente d’un Évangile qui se retourne vers la croix, mais qui regarde rarement vers l’avant, vers la couronne. Cependant, le message complet de l’Écriture comprend les deux. Le même Sauveur qui est venu une fois dans l’humilité reviendra dans la gloire.

La prophétie rappelle aux croyants que l’histoire de l’humanité n’échappe pas au contrôle de Dieu. Elle avance vers l’accomplissement du plan de Dieu. C’est pour cette raison qu’il n’a jamais été question que la prophétie demeure une simple option. Elle est tissée dans les fibres mêmes de l’Écriture et reste l’un des meilleurs rappels que le Dieu qui a parlé par le passé accomplira ses promesses dans le futur.

Joe Hawkins

 

Paru tout d’abord sur www.prophecyrecon.com sous le titre The Silence in the Pulpit. Traduit à partir de la traduction allemande et publié avec l’aimable autorisation.

 

Source : https://www.appeldeminuit.ch/magazines/appel-de-minuit-aout-2026/

Le silence pastoral : Quand la prophétie n'est plus enseignée - Joe Hawkins
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18 septembre 2026 5 18 /09 /septembre /2026 05:31

Shalom Israël - Pasteur Fruhinsholz

 

Le 5 juin 1967, Israël lance une attaque préventive et détruit l’aviation égyptienne au sol. En six jours, il conquiert le Sinaï, Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le Golan, remportant l’une des victoires les plus fulgurantes de l’histoire militaire moderne.

La guerre des Six Jours - Du 5 au 10 juin 1967 - Gérald Fruhinsholz
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15 septembre 2026 2 15 /09 /septembre /2026 08:34
Yom Kippour / Du simple fait de couvrir le péché au salut éternel - Fredi Winkler

Parmi les sept fêtes ordonnées par le Seigneur dans Lévitique 23, Yom Kippour est la plus importante.

 

Lévitique 16 décrit en détail le cérémoniel de Yom Kippour tel qu’il devait être exécuté dans le tabernacle et plus tard dans le temple.

 

Ce jour-là, le grand-prêtre devait entrer dans le lieu très saint avec de l’encens ainsi qu’avec le sang d’un jeune taureau et d’un bouc. Là, il devait asperger le couvercle de l’arche de l’alliance avec ce sang pour obtenir l’expiation des péchés et des impuretés du peuple d’Israël.

 

YOM KIPPOUR SANS LE TEMPLE

Avec l’absence de temple, une question importante se posa : comment parer à l’impossibilité matérielle d’accomplir le culte des sacrifices durant ce jour de fête, sachant que sans le temple, il n’est pas permis de présenter à Dieu des sacrifices pour le péché ?

On constate qu’après la destruction du temple, le judaïsme est passé presque immédiatement à un cérémoniel de Yom Kippour exempt de sacrifice. Yom Kippour est devenu un jour central pour le pardon des péchés et des transgressions.

On a commencé à souligner d’autres aspects de ce jour que Dieu avait demandé de célébrer et à placer le cérémoniel correspondant au centre.

 

S’HUMILIER DEVANT DIEU

Dans Lévitique 23.26-32, il est écrit à quatre reprises que les Israélites doivent s’humilier devant Dieu ce jour-là. Les versets 29 et 30 formulent des exigences draconiennes : « Toute personne qui ne s’humiliera pas ce jour-là sera exclue de son peuple. Toute personne qui fera ce jour-là un travail quelconque, je l’exclurai du milieu de son peuple. »

Ces consignes divines contribuèrent à transformer Yom Kippour en jour de jeûne pour les Juifs, et ce pas seulement pour les Juifs religieux, mais pour tous les Juifs. Le jour de Yom Kippour, tout s’arrête pratiquement en Israël ; il n’y a pas de circulation et la plupart des gens jeûnent.

 

LES DIX JOURS DE REPENTANCE

Lévitique 23.23-25 ordonne de consacrer un jour à une fête que la Bible appelle Yom Terou’a. Il y a dix jours entre Yom Terou’a, encore appelé Roch ha-Shana, le Nouvel An juif, et Yom Kippour.

Ces dix jours sont appelés dans le judaïsme Jamim Nora’im, c’est-à-dire les jours redoutables. Traditionnellement, ces dix jours sont devenus les jours de repentance avant Yom Kippour.

Ces dernières années en particulier, des gens résidant dans tout le pays d’Israël ont pris l’habitude d’affluer à Jérusalem et de se retrouver au mur de Lamentations pour participer à de grandes réunions de repentance. Entre-temps, l’affluence est telle que ces rassemblements commencent même avant les dix jours « officiels », car ceux-ci se suffisent plus.

En outre, le judaïsme a développé sur la base de Michée 7.18-20 la tradition de prier devant la mer ou devant une étendue d’eau et de citer le verset biblique suivant : « Quel Dieu est semblable à toi ! Tu pardonnes la faute tu oublies la révolte du reste de ton héritage. Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la bonté. Il aura encore compassion de nous, il piétinera nos fautes. Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés. »

 

KIPPOUR SIGNIFIE « COUVRIR »

Remarquons que le mot Kippour ne signifie pas « pardonner », mais seulement « couvrir. » Cela signifie que les sacrifices d’animaux dans l’ancienne alliance n’effaçaient pas vraiment les péchés, mais les couvraient seulement – en attendant que vienne le sacrifice parfait par lequel Dieu pardonnerait et effacerait les péchés.

Hébreux 10.4 indique : « car il est impossible que le sang de taureaux et de boucs enlève les péchés. »

Seul Jésus-Christ, l’Agneau de Dieu, peut ôter les péchés et offrir le pardon. Jean-Baptiste dit à propos de Jésus quand celui-ci vint se faire baptiser dans le Jourdain : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. »

Dans la Bible Segond 21, Romains 3.25 est traduit ainsi : « C’est lui que Dieu a destiné à être par son sang une victime expiatoire pour ceux qui croiraient. Il démontre ainsi sa justice, puisqu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, à l’époque de sa patience. »

Les sacrifices du culte de l’Ancien Testament ne pouvaient pas vraiment effacer les péchés, mais seulement les couvrir jusqu’à ce qu’intervienne le sacrifice parfait de Jésus-Christ par lequel Dieu efface et pardonne les péchés.

 

LES FÊTES DU SEIGNEUR – LES PRÉFIGURATIONS DU SAUVEUR

Les sept fêtes du Seigneur que Dieu a donné aux Israélites dans Lévitique 23 et leur a ordonné de fêter étaient d’un côté des fêtes pour se souvenir de grands exploits de Dieu lors de la sortie d’Égypte et de l’autre des préfigurations de la venue du futur Messie et Sauveur.

L’Épître aux Hébreux, dont nous ne connaissons pas l’auteur, a été écrite avec l’intention d’ouvrir les yeux aux membres du peuple d’Israël (les Hébreux). Ils devaient comprendre et réaliser que ce que Moïse, les prophètes et le reste des Écritures avaient annoncé a été accompli en partie par Jésus, le Messie, et qu’il accomplira le reste dans le futur.

Jésus a dit lui-même en Luc 24.44 :

« C’est ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous : il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes. »

 

JÉSUS, LE GRAND-PRÊTRE DIVIN

Dans les chapitres 5 à 10 de l’Épître aux Hébreux, Jésus est présenté comme le grand-prêtre divin. Il est dit en Hébreux 9.11-12 : « Quant à Christ, il est venu comme grand-prêtre des biens à venir. Il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait qui n’est pas construit par la main de l’homme – c’est-à-dire qui n’appartient pas à cette création – et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non pas avec le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais avec son propre sang. Il nous a ainsi obtenu un rachat éternel. »

Les versets 26 et 28 poursuivent sur la même lancée : « Si tel avait été le cas, il aurait dû souffrir plusieurs fois depuis la création du monde. Mais maintenant, à la fin des temps, il s’est révélé une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice. [...] De même, Christ s’est offert une seule fois pour porter les péchés de beaucoup d’hommes, puis il apparaîtra une seconde fois, sans rapport avec le péché, à ceux qui l’attendent pour leur salut. »

À lui, le grand-prêtre fidèle, soit toute la gloire et la reconnaissance pour le fait d’avoir été obéissant – oui, obéissant jusqu’à la mort – et nous avoir ainsi acquis un salut éternel.

 

LE CALENDRIER BIBLIQUE

Les fêtes bibliques présentées dans Lévitique 23 suivent le calendrier lunaire. Dans celui-ci, la nouvelle année commence lors de la première nouvelle lune après l’équinoxe du printemps.

Les versets 5 et 6 stipulent que la fête de Pâque est la première fête du cycle annuel. Dans le calendrier biblique, le jour commence le soir et s’achève le soir suivant, car le croissant de la nouvelle lune est à chaque fois visible dans le ciel du soir. Le jour de fête commence donc le soir du quatorzième jour du premier mois et est fêté durant la journée du quinzième jour du premier mois.

Comme un mois lunaire dure seulement 29,5 jours, l’année lunaire dure environ onze jours de moins qu’une année solaire. Pour compenser cela, il y a dans le calendrier biblique au sein d’un cycle de 19 ans sept années bissextiles comportant chacune 13 mois.

Ce calendrier complexe est la raison pour laquelle Pâques et la Pentecôte n’ont pas de date fixe. Les deux fêtes sont fixées, avec quelques petites divergences, selon le calendrier biblique lunaire.

Si nous reportons cela dans notre calendrier, Yom Kippour tombe cette année le 20 et le 21 septembre.

Fredi Winkler

 

Source : https://www.appeldeminuit.ch/magazines/mitternachtsruf-september-2026/ 

Yom Kippour / Du simple fait de couvrir le péché au salut éternel - Fredi Winkler
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11 septembre 2026 5 11 /09 /septembre /2026 06:09

Shalom Israël - Pasteur Fruhinsholz

 

Entre 1957 et 1967, Israël connaît une décennie de construction et de profondes transformations : immigration, nouvelles villes, procès Eichmann, mais aussi montée du nationalisme palestinien. En mai 1967, l’encerclement égyptien, syrien et jordanien ramène le pays au bord d’une nouvelle guerre existentielle.

Entre Suez et les Six Jours - De 1956 à 1967 - Gérald Fruhinsholz
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4 septembre 2026 5 04 /09 /septembre /2026 08:40

Shalom Israël - Pasteur Fruhinsholz

 

De 1949 à 1956, le jeune État d'Israël absorbe des vagues massives d'immigrants tout en survivant aux infiltrations de fedayins et à la montée de Nasser. La crise de Suez de 1956 s'achève par un retrait sous pression internationale, mais garantit des années de calme.

La truelle et l'épée - De 1949 à 1956 - Gérald Fruhinsholz
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21 août 2026 5 21 /08 /août /2026 08:25

Shalom Israël - Pasteur Fruhinsholz

 

De 1881 à 1949, un peuple dispersé parmi les nations revient sur sa terre, retrouve sa langue, traverse la Shoah, puis proclame et défend son indépendance. Huit décennies qui, entre courage humain et fidélité divine, changent le cours de l'histoire d'Israël.

La renaissance d'Israël - De 1881 à 1949 - Gérald Fruhinsholz
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14 août 2026 5 14 /08 /août /2026 06:58

Shalom Israël - Pasteur Fruhinsholz

 

Le 15 mai 1948, cinq armées arabes envahissent le jeune État d’Israël. Contre toute attente, Israël remporte la guerre. Les armistices de 1949 agrandissent son territoire, tandis que Jérusalem reste divisée.

La guerre de l'Indépendance - De 1948 à 1949 - Gérald Fruhinsholz
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7 août 2026 5 07 /08 /août /2026 06:01

Shalom Israël - Pasteur Fruhinsholz

 

Après la Shoah, des milliers de survivants tentent de rejoindre la Palestine malgré le blocus britannique. L'Exodus 1947 émeut le monde. Le 29 novembre 1947, l'ONU vote le plan de partage. Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'État d'Israël, aussitôt attaqué par les armées arabes.

 L'Aube d'Israël - De 1945 à 1948 - Gérald Fruhinsholz
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3 août 2026 1 03 /08 /août /2026 05:58

PAIN DE VIE - MARIO MASSICOTTE

 

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée » (2 Timothée 4, 7 et 8)

 

À la suite du récent départ de l’évangéliste Mario Massicotte vers sa demeure éternelle, nous désirons vous assurer que le ministère Pain de Vie Évangélisation poursuivra sa mission d’évangélisation.

 

Avant son départ, Mario Massicotte avait préparé plusieurs enseignements. Le ministère Pain de Vie Évangélisation continuera de partager ces contenus au cours des prochaines semaines sur notre site web et nos réseaux sociaux, afin que son message puisse encore édifier, encourager et rejoindre plusieurs cœurs.

 

Nous tenons à vous remercier sincèrement pour la confiance que vous nous avez témoignée, pour votre fidèle soutien et pour toutes vos prières au cours de ces 50 dernières années. Si vous désirez continuer à soutenir le ministère, votre appui sera accueilli avec une profonde reconnaissance et contribuera à poursuivre l’œuvre débuté par Mario Massicotte.

 

En terminant, nous désirons remercier toutes les personnes qui se sont déplacées pour la cérémonie de vie de Mario Massicotte, tenue le 18 juillet 2026, ainsi que celles qui l’ont visionnée par Internet. Votre soutien, votre présence et vos témoignages d’amour envers Mario Massicotte nous ont profondément touchés. Vos paroles d’encouragement ont été pour nous une grande source de réconfort.

 

Avec toute notre gratitude, nous prions que notre Dieu de toute consolation vous bénisse, vous garde et vous accompagne dans Sa paix.

 

Famille Massicotte et l’équipe PAIN DE VIE

 « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.» (2 Timothée 4, 7 et 8) - Mario Massicotte
 « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.» (2 Timothée 4, 7 et 8) - Mario Massicotte
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31 juillet 2026 5 31 /07 /juillet /2026 06:15

Shalom Israël - Pasteur Fruhinsholz

 

Le 20 janvier 1942, la conférence de Wannsee planifie la « solution finale » : l’extermination systématique des Juifs d’Europe. Déjà enfermés dans les ghettos, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont déportés vers les camps de la mort, comme Auschwitz, où des communautés entières sont anéanties.

L'Heure des ténèbres - De 1939 à 1945 - Gérald Fruhinsholz
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