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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 11:48

BibleProject - Français

 

Aux premières pages de la Bible, Dieu établit les humains pour gouverner le monde en son nom, mais après qu’ils se soient rebellés, le récit biblique nous embarque dans la quête d’une humanité nouvelle, qui sera le partenaire fidèle de Dieu pour toujours.

 

Tel est le cœur de l’intrigue que déroule le récit biblique menant à Jésus, que nous découvrirons dans cette dernière vidéo de cette magnifique série consacrée aux êtres spirituels.

 

On ne voit généralement pas les humains comme des êtres « spirituels », car, dans la plupart des langues, le terme « spirituel » signifie « non physique ». Pourtant, aux premières pages de la Genèse, les humains sont présentés comme des créatures à la fois terrestres et célestes. Dieu a fait l’homme à partir de la poussière, mais ensuite, il lui inspire son souffle divin, pour lui donner la vie (Genèse 2:7). Il choisit aussi l’humanité, à son image, pour dominer sur toute la création (Genèse 1:26-28), et l’invite même à prendre part à sa vie éternelle, en mangeant de l’arbre de la vie (Genèse 2:16). Imaginez un humain qui a « ingéré » la vie éternelle de Dieu dans son être. C’est clair qu’il devient l’humanité 2.0 ! Mais, évidemment, ce n’est pas ce qui s’est passé. L’humanité rejoint une rébellion cosmique et renonce à son accès à la vie éternelle (voir Genèse 3), puis elle se corrompt et devient violente (Genèse 4, 6, 11). On voit donc que le récit biblique ne commence pas par la chute de l’humanité depuis sa posture de perfection, mais plutôt par une opportunité ratée.

 

Comme le dit l’apôtre Paul, l’humanité est privée de la gloire que Dieu avait prévue pour elle (Romains 1:23 et 3:23). Vu sous cet angle, le reste du récit biblique raconte comment Dieu a suscité un *humain nouveau*, qui deviendra son partenaire toujours fidèle pour régner sur le monde. Là (surprise !), cet élément du récit est accompli en Jésus. C’est pour cela que l’Evangile de Marc présente Jésus comme le « nouvel Adam », qui est en paix avec les animaux (Marc 1:13), et que Jean rapporte que Ponce Pilate l’a annoncé en ces mots : « Voici l’homme ! », lorsqu’il s’est présenté avec sa robe ensanglantée et sa couronne d’épines (Jean 19:1-5).

 

L’apôtre Paul appelle Jésus la véritable « image de Dieu » (2 Corinthiens 4:4) et « le dernier Adam » (1 Corinthiens 15:45), car sa mort et sa résurrection l’ont établi comme l’ « humanité nouvelle », qui domine avec Dieu sur le ciel et la terre (voir Ephésiens 1:19-21). Autrement dit, le Jésus ressuscité est un être « à la fois physique et spirituel ». Il a un véritable corps, qu’on peut toucher et on peut lui parler, mais il a aussi été transformé et existe en un mode différent de nos corps. Cet « homme nouveau Jésus » demeure en même temps au ciel et sur terre (voir Matthieu 28:18-20). Pour nous qui lui faisons confiance, il nous invite à partager son humanité nouvelle, à travers l’Esprit qu’il inspire à son peuple encore aujourd’hui (Romains 8:9-11).

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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 11:46

BibleProject - Français

 

Le récit biblique présente un monde spirituel rempli de créatures qui, tout comme les humains, sont en rébellion contre leur Créateur. Pour beaucoup de raisons fascinantes, notre conception moderne du Satan et des démons est fondée sur de sérieuses incompréhensions de la Bible.

 

On reprend donc tout depuis le début en Genèse, pour mieux cerner les dominations exercées par les forces du mal dans le récit biblique.

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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 11:42

BibleProject - Français

 

L’ange de l’Eternel est l’un des êtres spirituels les plus fascinants des Ecritures hébraïques. Chaque fois que ce personnage apparaît, il est tantôt décrit comme Dieu, et tantôt comme un ange envoyé par Dieu.

 

Dans cette vidéo, nous étudierons ce personnage paradoxal pour découvrir comment il nous prépare aux grandes revendications qui seront faites à propos de Jésus dans le Nouveau Testament !

 

 

Un des êtres spirituels les plus fascinants et mystérieux des Ecritures hébraïques est celui qu’on appelle « l’Ange de l’Eternel ».

 

Les lecteurs anciens et modernes se sont interrogés sur ce personnage, parce qu’il est décrit d’une manière qui semble paradoxale : d’abord comme un être distinct de Yahweh, le Dieu d’Israël (« l’ange de Yahweh »), sauf qu’ensuite il parle et agit comme s’il était Yahweh. Par exemple, lorsqu’il apparaît à Agar (Genèse 16 : 7-13) et à Moïse (Exode 3:1-4), il est appelé « un ange », mais aussi « Yahweh », et même « Dieu ». Lorsque l’ange apparaît à Gédéon (Juges 6 : 11-24), il parle comme si Yahweh était distinct de lui (« Yahweh est avec toi, vaillant héros ! » Juges 6 : 12), mais ensuite, le narrateur l’appelle « Yahweh » (« Yahweh dit » Juges 6 :16). Le texte dit que « l’ange de Yahweh disparut » (Juges 6 : 21), mais plus loin, Yahweh est toujours là et parle à Gédéon (Juges 6 : 23) ! Il y a des fois où les choses se compliquent encore plus ! Le personnage que Moïse voit dans le buisson ardent (Exode 3 : 2) est le même que celui qui a fait sortir Israël d’Egypte dans la colonne de feu et la nuée (Exode 14 : 19-20), puis qui siège dans le feu et la nuée au sommet du Mont Sinaï (Exode 19 : 18-20) et dont la gloire vient demeurer sur le tabernacle une fois celui-ci terminé (Exode 40 : 34-38). Il s’agit du même personnage qui apparaît aux prophètes Esaïe (Esaïe 6 : 1-6) et Ezéchiel (Ezéchiel 1 et 10).

 

En les examinant ensemble, on voit que tous ces récits sont coordonnés et nous renvoient à la déclaration déconcertante sur Yahweh dans les Ecritures hébraïques, dont l’identité y est décrite comme une unité complexe. Yahweh est invisible, transcendant et, surtout, comme le dit Salomon : « Les cieux et les cieux des cieux ne peuvent te contenir ! » (1 Rois 8 : 27) Pourtant, ce Dieu est toujours aussi présent dans toute la création (Méditez le Psaume 139 avec une bonne tasse de thé !) Lorsque les auteurs bibliques décrivent la présence incarnée de Dieu de manière spécifique en un seul endroit dans l’espace et le temps, ils présentent « l’ange de Yahweh » comme un personnage à l’aspect humain, qui est à la fois Yahweh et distinct de Yahweh. Cette croyance biblique ancienne en l’« unité complexe » de Yahweh est le fondement des idées exprimées pas le mouvement messianique des premiers disciples de Jésus. Celui-ci s’est décrit lui-même comme à la fois distinct de Dieu (« le Fils ») et « un avec le Père » (voir Jean 10 : 30), ou, comme le dit l’introduction à l’Evangile de Jean : « La Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » (Jean 1 : 1) Cela semble contradictoire pour le lecteur moderne, mais toute personne familière avec le portrait de l’ange de Yahweh dans les Ecritures hébraïques comprend mieux les affirmations du Nouveau Testament (autant que possible, en tout cas !) L’ange de Yahweh était Yahweh apparaissant sous forme humaine et Jésus de Nazareth est cette même figure de Yahweh devenue homme.

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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 11:41

BibleProject - Français

 

Saviez-vous que les anges de la Bible n’ont pas d’ailes ? Et que les chérubins ne sont pas de mignons bébés potelés ? Dans cette vidéo, nous découvrirons comment la Bible décrit les anges et les chérubins, pour comprendre leur nature et leur rôle dans le récit biblique.

 

Vous êtes-vous jamais demandé à quoi ressemblerait un ange si vous aviez l’occasion d’en rencontrer un ? Eh bien, à en croire les indices qu’on trouve dans les histoires de la Bible, vous ne le reconnaîtriez probablement pas !

 

Dans la Bible, les anges sont des êtres mystérieux, qui passent souvent inaperçus et ressemblent aux hommes (voir les récits de Genèse 19 ou de Juges 13, où la femme de Lot ou celle de Manoah ne sont pas conscientes d’avoir vu des anges). D’ailleurs, pourquoi ces anges sont-ils apparus ? Dans la Bible, ce terme signifie tout simplement « messager » et peut faire référence à la fois à des hommes et à des messagers spirituels (voir Genèse 32 :1-3, où on trouve les deux sens dans le même récit !). Les messagers spirituels sont envoyés par Dieu pour communiquer des messages au peuple (Luc 1 : 11-13), pour protéger le peuple de Dieu (Actes 12 : 6-7) ou pour lui apporter réconfort ou provision (1 Rois 19 : 5-6 ou Marc 1 : 13).

 

Aucun ange de la Bible n’est décrit avec des ailes, c’est pourquoi on peut les confondre avec des personnes ordinaires (voir Genèse 37 : 15). Si beaucoup de gens s’imaginent les anges avec des ailes, c’est en partie parce qu’ils les confondent avec les chérubins, mais dans la Bible, il s’agit de deux créatures différentes. Les anges ressemblent à des humains et peuvent franchir la frontière entre le ciel et la terre, tandis que les chérubins ne la traversent jamais et ne transmettent pas non plus de messages. Leur rôle est de monter la garde à l’entrée de l’espace divin (Genèse 3 : 24), de porter le trône céleste de Dieu (voir Psaume 99 : 1 ou 1 Samuel 4 : 4) et de lui servir de chorale céleste (Apocalypse 4 : 6-9). Deux choses sont fascinantes chez les chérubins : leur apparence animale multiforme et le fait qu’ils ont un aspect différent chaque fois qu’ils apparaissent dans la Bible : ils ont soit deux ailes (Exode 25 : 20) soit quatre (Ezéchiel 1 : 6), une face (Exode 25 : 20), parfois deux (Ezéchiel 41 : 18), ou même quatre ! Voir Ezéchiel 10 : 14, où ils ont une face d’homme, une face de boeuf, une face de lion et une face d’aigle.

 

Lorsqu’Esaïe décrit les créatures spirituelles qu’il voit en train de chanter autour du trône de Dieu, il les appelle « séraphins », un terme hébreu (tenez-vous bien) couramment employé pour les serpents (voir Nombres 21: 6 ou Esaïe 14 : 29). Ces êtres sont des mosaïques symbolisant toutes les créatures de la terre. Ils transmettent tous les chants d’oiseaux, aboiements et grognements d’ours, sous forme de chants de louange au Créateur : « Saint, saint, saint est l’Eternel, Dieu des armées ; la terre est remplie de sa gloire ! » (Esaïe 6 : 3) Il y a beaucoup de choses que la Bible ne révèle pas sur le monde spirituel, mais les aperçus que nous avons nous rappellent que nous vivons dans un univers étrange et merveilleux, qui témoignage de la puissance créatrice et de l’amour de Dieu.

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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 11:34

BibleProject - Français

 

Qu’est-ce donc que le conseil divin ? Eh bien, pour commencer, il n’est pas sur terre ! Cette expression biblique désigne la notion de dominations spirituelles que Dieu a créées afin de leur donner autorité parallèlement aux humains, jusqu’à ce qu'une rébellion éclate et génère un bazar indescriptible, que seul Jésus a pu résoudre.

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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 11:32

BibleProject - Français

 

Saviez-vous que le terme biblique Elohim, désignant Dieu, n’est pas un nom, mais un titre ? Et qu’il peut faire référence à d’autres êtres spirituels, en plus du Dieu créateur ?

 

Dans cette vidéo, nous découvrirons la terminologie biblique associée aux êtres spirituels et verrons en quoi elle nous aide à comprendre ce que la Bible veut dire en affirmant que « Dieu est un ».

 

Les termes bibliques traduits en français par « Dieu/dieu » sont « elohim » en hébreu et « theos » en grec. Ces termes sont le plus souvent employés dans la Bible en référence au seul Dieu d’Israël, qui est décrit comme la source suprême et le Créateur de toute réalité, notamment des autres êtres spirituels (voir Genèse 1:1 ou Deutéronome 6: 4). Mais ils sont aussi employés pour désigner d’autres êtres spirituels : les anges (voir Psaume 8: 5), le conseil divin (voir Psaume 89:5-8), les divinités adorées par les autres nations (voir Exode 12: 12, Deutéronome 4 :28 ou 1 Corinthiens 8:5-6). Ce terme peut même faire référence aux esprits immatériels des morts (voir 1 Samuel 28: 13). 

 

Lorsque les auteurs bibliques appellent d’autres êtres spirituels « elohim », cela n’exprime pas leur croyance que ces êtres sont « Dieu » : les termes elohim/theos sont plutôt des titres qui s’appliquent à tous les êtres qui demeurent dans le monde spirituel, lequel, dans le récit biblique, coexiste parallèlement au monde terrestre. À ce titre, Le Dieu d’Israël, unique et Créateur, est un elohim, mais aucun autre elohim n’a le statut du seul Dieu Créateur. Cela nous permet de clarifier le concept souvent mal compris de « monothéisme », qui est une fusion des termes grecs mono- (« un ») et -théisme (« dieu »). La définition moderne du monothéisme est la croyance qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Ce n’est pas dans ce sens que les auteurs bibliques emploient les termes elohim/theos. La Bible ne dit nulle part qu’il n’y a qu’un seul être spirituel, mais que l’elohim Créateur a créé toutes choses, y compris les autres elohim

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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 11:30

BibleProject - Français

 

Aux premières pages de la Bible, nous découvrons les personnages principaux qui sont: Dieu et les humains. Mais il y a aussi toute une série d’êtres spirituels qui jouent un rôle important tout au long de la Bible, bien qu’ils soient souvent en arrière-plan.

 

Dans cette vidéo, nous commençons à découvrir ces êtres et leur rôle dans la seule et même histoire que relate le récit biblique.

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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 11:28

BibleProject - Français

 

Redécouvrez le livre de Josué à travers cette magnifique série intitulée "Lire les Ecritures", et saisissez la logique reliant la conception littéraire à la structure de ce livre.

 

Une histoire intervenant juste après la mort de Moïse, où Josué conduit le peuple d’Israël à s’établir en terre promise, pendant qu’elle est encore habitée par les Cananéens.

 

Ce livre doit son nom au successeur de Moïse, Josué. Formé aux côtés de Moïse pendant le temps de l’exode (Ex 24.13-14 ; 33.11), remarqué avec Caleb pour son courage (Nb 14.26-34), il joue un rôle prépondérant lors de la conquête de Canaan par les Israélites : stratège militaire, chef désigné par Dieu et reconnu par le peuple, il saura encourager les douze tribus à la fidélité à l’Eternel. Les événements que relate le livre se passent, selon les spécialistes, soit vers 1400 soit vers 1240 avant Jésus-Christ. Ils couvrent une période d’une trentaine d’années environ (14.10).

Quarante ans après la sortie d’Egypte, le peuple d’Israël va enfin conquérir le Pays promis (ch.1 à 12). La conquête s’organise autour de trois « campagnes » : la première dans le centre de Canaan (ch.1 à 9), la deuxième vers le sud (ch.10) et la troisième vers le nord (11.1-15). Ces campagnes sont marquées par des victoires militaires, mais elles n’aboutissent pas toujours à l’occupation définitive des sites conquis. Par ailleurs, certains rois sont défaits sans que leur cité-Etat soit prise. Tel est le cas, par exemple, d’Adoni-Tsédeq, roi de Jérusalem, dont la cité restera aux mains des Yebousiens jusqu’à sa prise par le roi David (10.1ss. ; 15.63).

Semblable à bien des égards à toute autre invasion étrangère, la conquête de Canaan s’en distingue pourtant profondément. Avant d’être une conquête israélite, elle constitue un jugement divin sur les populations locales, jugement annoncé quatre cents ans auparavant par l’Eternel à Abraham (Gn 15.16 ; voir Dt 18.9-12). Lorsque la conquête intervient, c’est le Suzerain de l’alliance qui « dirige les opérations » : le peuple traverse le *Jourdain de manière miraculeuse, comme lors du passage de la mer des *Roseaux (ch.3 et 4) ; « le chef de l’armée de l’Eternel » vient au devant de Josué pour prendre possession du pays (5.13-15) ; les murailles de Jéricho tombent sans combat et sa population comme ses biens sont voués à l’Eternel (ch.6 et 7) ; puis, à Gabaon, la victoire est à nouveau remportée grâce à l’intervention de Dieu (10.11,13). Le Pays promis est la propriété de l’Eternel (Lv 25.23).

Josué, parvenu à un grand âge, est chargé par l’Eternel de partager le pays entre les tribus d’Israël (ch.13 à 21), alors qu’une grande partie du territoire reste encore à conquérir (13.1). Ce partage du territoire se réalisera de manière plus complète au cours des siècles suivants.

Les chapitres 22 à 24 rapportent les derniers événements de la vie de Josué : la première grande crise entre les tribus installées à l’est et à l’ouest du Jourdain (ch.22) et son discours d’adieu, testament spirituel, qui précède le renouvellement de l’alliance entre l’Eternel et Israël, peu avant la mort de Josué (ch.23 et 24).

Le livre de Josué souligne la fidélité de Dieu dont les promesses se réalisent. Dans l’accomplissement de la promesse, Dieu attend aussi de l’homme qu’il manifeste sa fidélité à son égard : confiance en lui, obéissance à ses lois, refus de compromis avec la religion cananéenne. La terre donnée est aussi à conquérir.

 

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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 09:33

BibleProject - Français

 

Redécouvrez le livre de Deutéronome à travers cette magnifique série intitulée "Lire les Ecritures", et saisissez la logique reliant la conception littéraire à la structure de ce livre.

 

Dans Deutéronome, Moïse donne aux Israélites ses derniers conseils de sagesse accompagnés de mises en garde avant leur entrée en terre promise, en les incitant à rester fidèles à Dieu.

 

Moïse a conduit les Israélites sur la rive est du *Jourdain, dans les plaines de Moab, aux portes de Canaan. C’est là, dans les deux derniers mois de sa vie, qu’a lieu, entre l’Eternel et la génération nouvelle des Israélites nés dans le désert, le renouvellement de l’alliance du Sinaï conclue trente-huit ans auparavant (28.69). C’est à cette « répétition de la Loi » que l’on pourrait appliquer le titre du livre : « le Deutéronome » ou « la seconde Loi ». Celui-ci provient en fait d’une traduction erronée de l’expression de 17.18 « une copie de la Loi », dans l’ancienne version grecque.

La structure du Deutéronome, cinquième et dernier livre du Pentateuque ou des « Ecrits de Moïse » (2 Co 3.15), est en effet très proche de celle des traités entre suzerains et vassaux du Moyen-Orient ancien. Avant d’introduire son peuple dans le pays qu’il lui destine, l’Eternel rappelle à celui-ci les clauses de l’alliance qu’il a établie avec lui.

Après le préambule (1.1-5) vient le prologue historique (1.6 à 4.43). Moïse y retrace les événements essentiels des quarante années passées dans le désert. Il rappelle en particulier la révolte du peuple lors du refus d’entrer en Canaan après l’envoi des espions, la conquête des territoires à l’est du Jourdain et la révélation de l’Eternel sur le mont Sinaï. Puis viennent les dispositions fondamentales de l’alliance (4.44 à 11.32) qui soulignent qu’Israël doit s’attacher à l’Eternel et à lui seul. Les dix commandements sont répétés (5.6-21), puis le célèbre « Ecoute, Israël » (6.4). Jésus reprendra cette parole pour résumer la Loi : « Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force » (6.5). Le Suzerain promet à son peuple de lui donner le pays de Canaan pour *patrimoine. Les dispositions particulières de l’alliance (ch.12 à 26) recouvrent des lois cultuelles (ch.12 à 18), des lois civiles (ch.19 à 25) et des lois concernant les premiers fruits du Pays promis ainsi que les dîmes (ch.26). Ces lois répètent en partie celles du Lévitique mais comportent les accommodations nécessaires aux nouvelles conditions auxquelles les Israélites seront soumis en Canaan. Comme dans les anciens traités du Moyen-Orient, le « traité » d’alliance du Deutéronome se conclut par les sanctions de l’alliance (ch.27 à 30). Elles précisent les conditions de la bénédiction et de la malédiction par l’Eternel, et se terminent par un appel à choisir entre la vie et la mort (30.15-20). Viennent enfin les derniers actes de la vie de Moïse, qui meurt sans avoir pu pénétrer dans le Pays promis (ch.31 à 34).

Le Deutéronome est certainement ce « livre de la Loi » (2 R 22.11) qui a été retrouvé sous Josias lors de la réfection du Temple. Son contenu a inspiré la réforme religieuse et politique entreprise par le roi. Jérémie, contemporain de Josias, y a puis son insistance sur l’intériorisation de la Loi, à laquelle l’adorateur de Dieu obéit par un mouvement du cœur (Dt 30.2,6,14 ; Jr 4.4 ; 31.33 ; 32.39). Et Jésus, le Prophète, nouveau Moïse annoncé par le Deutéronome (18.18), devait méditer sur ce livre lorsqu’au désert, par trois fois, il y a puisé les paroles qu’il a opposées au tentateur (Mt 4.1-11).

 

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12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 09:19

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Redécouvrez le livre des Nombres à travers cette magnifique série intitulée "Lire les Ecritures", et saisissez la logique reliant la conception littéraire à la structure de ce livre.

 

Le livre des Nombres raconte les faits relatifs à la traversée du désert en direction de la terre promise à Abraham, où les Israélites commettent plusieurs actes de rébellion auxquels Dieu répond par des actes de justice et de miséricorde.

 

 

Le titre de ce livre vient des deux recensements qu’il relate, avant le départ du Sinaï (ch. 1 à 3) et aux frontières du Pays promis (ch. 26). Des sections contenant des lois (ch. 5 à 10.10 ; 15 ; 18 et 19 ; 26 à 36) y alternent avec des sections narratives (10.11 à 14.45 ; ch. 16 et 17 ; 20 à 25), souvent en relation étroite.

Après les préparatifs du départ du Sinaï — avec le recensement et l’organisation du peuple et la mise en place des institutions cultuelles (ch. 1 à 10.10) — Israël se met en route, conduit par l’Eternel, dont la présence était symbolisée par la nuée (9.15-23 ; 10.11). Arrivé à Qadech-Barnéa, aux portes mêmes du Pays promis, le peuple refuse d’y pénétrer, par crainte et par incrédulité (ch. 13 à 14). Dieu le condamne alors à passer quarante ans dans le désert, mot sous lequel il ne faut pas s’imaginer une étendue de sable : c’était un paysage très tourmenté, émaillé d’oasis où la végétation était autrefois plus dense qu’aujourd’hui. Israël repart ainsi vers le sud et suit un itinéraire aujourd’hui difficile à jalonner, plus de la moitié des noms de lieux n’ayant pu être identifiés ; celui-ci est résumé au chapitre 33. Le livre se termine, une génération plus tard, dans les plaines de Moab, à l’est de la mer Morte, sur les préparatifs de la conquête de Canaan.

L’auteur n’omet pas de raconter les crises et les révoltes, souvent tragiques, qui ont caractérisé le séjour d’Israël au désert : jalousie de Miryam et d’Aaron (ch. 12), crainte et incrédulité du peuple (ch. 13 et 14), rébellion contre Moïse et Aaron (ch.16 à 18), murmures (ch. 20), idolâtrie et immoralité (ch. 25). Le Nouveau Testament nous encourage à nous laisser instruire par ces événements : « Tous ces faits nous servent d’exemples pour nous avertir de ne pas tolérer en nous de mauvais désirs comme ceux auxquels ils ont succombé » (1 Co 10.6). Mais il rappelle aussi que, comme il l’a été pour Israël dans le désert, « Dieu est fidèle » (1 Co 10.13).

 

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