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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 09:18

Personnellement, quand jusqu'à ce jour j'utilisais l'expression "Il a mis les pieds dans le plat", j'imaginais la personne en train de marcher dans un plat de nourriture, un peu comme Pierre Richard dans ses rôles de maladroit, de gaffeur...

 

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Quand on met les pieds dans le plat, cela signifie que l'on aborde maladroitement un sujet sensible, sans s'en rendre compte. En résumé, on commet une gaffe.

 

Au 19ème siècle, un plat était une vaste étendue d'eaux basses. De ce fait, "mettre les pieds dans le plat" est à rapprocher de "faire une gaffe" ou "gaffer", qui signifiait en provençal "patauger dans la boue".

 

Le fond d'un plat, au sens défini ci-dessus, est souvent boueux et vient troubler la clarté de l'eau lorsqu'on y met les pieds. C'est à ce phénomène que se réfère l'expression, qui signifie qu'une personne aborde un sujet à éviter et qu'elle continue à en parler longuement, semant ainsi le malaise chez son auditoire. Le premier sens fut tout d'abord "agir sans aucune discrétion".

 

Donc, dans cette expression, le mot "plat" ne désigne pas la pièce de vaisselle, mais une étendue de boue.

 

Alors, dorénavant, j'imaginerai plutôt une personne qui marche dans la boue sans s'en rendre compte... à la manière de Pierre Richard !

 

Bien à vous !

 

Georges Musy 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 13:30
Faux jeton

Ce type est un "faux jeton" ! On utilise souvent le terme "faux jeton" pour désigner une personne hypocrite. Vous en connaissez certainement l'une ou l'autre dans votre entourage...

 

En fait, la réelle expression est "faux comme un jeton".

 

On connait les boucliers que les Romains utilisaient pour compter avant que les chiffres arabes n'apparaissent. Ils furent remplacés par des "jetons" que l'on utilisait en particulier pour compter des sommes d'argent. Ces petites pièces n'avaient aucune valeur mais certains s'en servaient parfois de monnaie auprès des plus simples d'esprit.

 

Depuis, on qualifie une personne fausse et hypocrite de "faux jeton".

 

A chacun(e) de voir où il/elle se situe...  

 

Bien à vous !

 

Georges Musy 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 10:00
A la queu leu leu
A la queu leu leu

Marcher "à la queue leu leu", c'est avancer les uns derrière les autres. D'ailleurs, qui ne connaît pas la fameuse chanson "A, à, à la queue leu leu" ?

 

C'est le latin "lupus" qui a donné au XIe siècle les noms "leu" et "lou". Deux siècles plus tard y sera ajouté un "p" donnant notre actuel "loup". Toutefois, la forme "leu" subsistera jusqu'au XVIe siècle.

 

"A la queue leu leu" renvoie donc aux loups qui, se déplaçant bien souvent en meutes, se suivent et marchent dans les pas les uns des autres, soit "les uns derrière les autres."

 

Bien à vous !

 

Georges Musy

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 10:00
Avoir la berlue

"T'as la berlue ou quoi ?"  Vous conviendrez que cette remarque est rarement positive...

 

Le mot "berlue" est issu de "beluga", qui signifie être ébloui. La "berlue" est également le nom attribué à un problème de vue où l'on voit des choses qui ne sont pas devant nos yeux, telles que des points noirs ou des mouches par exemple.

 

C'est en référence à cette maladie que l'ont dit d'une personne qu'elle a la berlue lorsqu'elle croit voir des choses qui n'existent pas.

 

En résumé, avoir la berlue signifie avoir des hallucinations.

 

Bien à vous !

 

Georges Musy

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 10:00
Rentrer bredouille

Lorsqu'on dit de quelqu'un qu'il est "rentré bredouille"... c'est qu'il est rentré sans obtenir ce qu'il cherchait !

 

Bredouille : voilà un drôle de mot, n'est-ce pas ? Quel peut bien en être l'origine ?

 

Du 12ème au 19ème siècle, le jeu de "trictrac" était très en vogue. Il se jouait à 2 personnes, chacune ayant 2 dés et 15 dames. Le but était de gagner 12 trous.

 

Lorsqu'un joueur gagnait tous les trous sans même que son adversaire ait le temps de jeter ses dés, on disait qu'il "jouait bredouille".

 

"Etre mis en bredouille" signifiait donc que l'on avait rien gagné du tout.

L'expression a ensuite pris le sens d'¨être ivre", puis "ne pas avoir été invitée à danser"lors d'un bal pour les femmes.

 

Enfin, au 19ème siècle, elle s'est appliquée au domaine de la chasse et a pris le sens de "rentrer sans gibier".

 

De nos jours, elle sous-entend que l'on n'a pas obtenu ce que l'on cherchait.

 

Du côté de la chasse (ou de la pêche), elle signifie donc toujours rentrer sans rien, sans gibier ou sans un seul poisson !

 

Bien à vous !

 

Georges Musy

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 10:00

Une "grue" est un oiseau mais désigne aussi une personne idiote...

 

Grue cendrée 01

 

En général, on n'aime pas vraiment "faire le pied de grue" pendant 107 ans : c'est le genre de situation qui peut facilement "courir sur le haricot"...  

 

Apparue au 17ème siècle, l'expression "faire le pied de grue" a remplacé "faire la jambe de grue". Celle-ci provenait du verbe "gruer" qui signifiait "attendre".

 

De plus, il s'agissait aussi d'une référence à la grue en tant qu'oiseau, souvent citée pour désigner une personne idiote.

 

"Faire le pied de grue" est donc équivalent à "attendre en ayant l'air un peu sot".

 

Bien à vous !

 

Georges Musy

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 10:00
Faire les 400 coups !
Faire les 400 coups !

Dans sa jeunesse, "il a fait les 400 coups" ! 

 

D'où viennent ces 400 coups ? Pourquoi pas 600, 800 ou 1000 ?

 

Lors de la guerre menée par Louis XIII contre le protestantisme, la ville de Montauban fut attaquée en 1621 par 400 coups de canon censés faire plier les habitants qui étaient en majorité protestants. Mais ils ne se rendirent pas.

 

L'expression est restée et on dit d'une personne qu'elle "fait les 400 coups" lorsqu'elle mène une vie désordonnée, sans respect de la morale, des us et des coutumes.

 

En résumé, faire les 400 coups, c'est avoir une vie quelque peu débridée...

 

Toutefois, pour ce qui concerne les jeunes, "faire les 400 coups" signifie plutôt "faire toutes les bêtises possibles."

 

D'ailleurs, il existe un film français réalisé en 1959 par François Truffaut et qui s'intitule "Les quatre cents coups" , film qui reflète bien le sens de faire toutes les bêtises par un jeune garçon...

 

Bien à vous !

 

Georges Musy

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 10:00
Se faire appeler Arthur

"Il est plus de minuit et il n'est toujours pas rentré ! Je peux te dire qu'il va se faire appeler Arthur dès qu'il passera le seuil de la porte !"

 

Pourquoi a-t-on choisi le prénom "Arthur" et pas "Lucien" ou "Roger" ?

 

Cette expression, synonyme de "se voir faire des remontrances, se faire disputer", proviendrait de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945). Elle ferait référence à l'occupation de la France pendant laquelle le couvre-feu avait été fixé à 20 heures. Le nom "Arthur" serait une déformation de l'allemand "acht uhr" (vingt heures) que les patrouilles ennemies criaient aux retardataires éventuels.

 

Je sens que vous êtes déçu(e) de cette origine... car vous vous attendiez peut-être, tout comme moi, à que cette expression remonte au légendaire roi Arthur et aux chevaliers de la table ronde, n'est-ce pas ?

 

Bien à vous !

 

Georges Musy

Se faire appeler Arthur

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 10:00
En rang d'oignon

Se mettre en "rang d'oignon" signifie se placer sur une seule ligne. Mais l'expression n'a pas toujours eu le même sens.

 

Au début du 17ème siècle, elle signifiait "prendre place quelque part où l'on n'est pas invité".

 

On a longtemps cru qu'il s'agissait d'une allusion à la façon que les paysans avaient d'attacher les oignons ensemble avec de la paille : du plus gros au plus petit. Cependant, il ne faut pas lire "rang d'oignons", comme les légumes, mais "rang d'Oignon", comme le maître de cérémonies Artus de la Fontaine Solaro, baron d'Oignon. Il était chargé d'attirer des places aux députés sous Henri II et se fit connaître grâce à la sévérité avec laquelle il faisait serrer les rangs et respecter les places données.

 

En résumé, l'expression "en rang d'oignon" n'aurait rien à voir avec les plantes herbacées...

 

Bien à vous !

 

Georges Musy

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 10:00
Tomber dans le panneau

Voici une expression qui est encore très fréquemment utilisée de nos jours alors qu'elle date de plusieurs siècles : "Il est tombé dans le panneau !"

 

Il arrive aussi que nous disions : "Ouf, je ne suis pas tombé dans le panneau !"

 

Au 15ème siècle, le "panneau" était un filet tendu sur le passage des petits animaux sauvages, qui permettait de les capturer sans avoir besoin de les approcher et donc, sans les effrayer.

 

Depuis, on emploie cette expression pour dire qu'une personne s'est faite piéger sans s'en rendre compte.

 

Tomber dans le panneau signifie donc "se faire piéger" ou "se faire avoir"...

 

Bien à vous !

 

Georges Musy

Tomber dans le panneau

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